L’hospitalité, voici un thème qui correspond tellement au Burkina Faso et aux burkinabè.
Des voisins qui t’invitent au baptême de leur petite fille alors que vous n’avez pas échanger deux mots aux amis qui vous accueillent toute la journée de Noël. De la personne croisée quelques heures lors d’un atelier et qui se débrouille pour vous trouver un logement lors de votre arrivée au pays à l’ensemble du quartier qui vous apporte fruits et jus lors de votre accident suite à une chute de moto. Des membres de cette association qui vous invitent à toutes leurs activités pendant leur mission à celui qui vous véhicule pendant un séjour à Ouagadougou. Et que dire de ces douaniers qui vous accueillent avec un » Bonne arrivée » à votre descente de l’avion et avec un sourire! Le burkinabè accueille. Parfois, on pourrait penser que cet accueil est intéressé et pourtant , une grande partie du temps, ce sens de l’hospitalité est juste ça, un sens de l’accueil de l’autre.
Cette hospitalité est due à une curiosité amicale de l’étranger, une volonté de maintenir les relations sociales et d’intégrer dans le tissu de la communauté celui qui vient d’ailleurs. C’est une hospitalité légendaire y compris parmi les voisins africains. Quand j’ai demandé à un sénégalais : « les burkinabè c’est surtout les blancs qu’ils accueillent comme ça ? » . Il m’a répondu « Non, c’est tout le monde, ils sont connus pour leur accueil ».
La cohésion sociale burkinabè est mise à mal par les années de menaces terroristes, par l’instabilité sécuritaire qui règne depuis maintenant près de 10 ans. Certaines communautés burkinabè sont prises à parti , se retrouvant moins bien accueillies que l’étranger même. L’anticolonialisme et anti-impérialisme, au combien justifié, donne à certains burkinabè une méfiance de l’étranger.
Et pourtant, malgré ces 10 ans d’affaiblissement de la cohésion sociale, le Burkina reste le pays le plus accueillant que j’ai eu le plaisir de visiter. C’est dire si la base de la société burkinabè est hospitalière.
A tous mes lecteurs burkinabè que les circonstances ne vous fassent pas perdre de vue, cet aspect qui vous définit si bien : ce sens de l’hospitalité inégalé.
Que la paix revienne au Faso pour que les burkinabè continuent de montrer au monde ce que veut dire être accueillants de l’étranger.
« C’est une nuit où nous célébrons les liens qui nous unis à notre famille ou à nos amis. Un chaleureux moment de rassemblement, de retrouvailles, de partage et de générosité. C’est un temps privilégié à ne surtout pas manquer. On peut aussi choisir de passer ce moment avec des inconnus et transformer ce moment en acte de solidarité. »
Cette année, je me lance un défi d’écriture et de créativité. 12 nuits, 12 textes et images, inspirés de mon quotidien, de mes observations et de mes réflexions. Tantôt analytique , tantôt poétique , un exercice de style inspiré d’un texte trouvé il y a quelques années sur les réseaux sociaux ‘ « les 12 nuits de Yule » et attribué à Oxia Stone
